Les finances publiques de plusieurs pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) restent marquées par des déficits budgétaires importants en 2024. Selon des données de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), certains États affichent des niveaux de déficit supérieurs à la norme communautaire fixée à 3 % du PIB.
La Guinée-Bissau arrive en tête des pays présentant les déficits budgétaires les plus élevés, avec un solde global de -11,01 % du PIB (hors dons). Elle est suivie par le Togo, dont le déficit atteint -7,4 % du PIB, tandis que le Sénégal se situe à -6,29 % du PIB.
D’autres économies de l’Union enregistrent également des déséquilibres budgétaires notables. Le Burkina Faso affiche un déficit de -6 % du PIB, devant le Niger avec -5,7 %. La Côte d’Ivoire présente un déficit plus modéré, estimé à -4,5 %, tandis que le Bénin atteint -3,45 %. Le Mali enregistre pour sa part un déficit de -2,3 %, restant le pays le plus proche du seuil communautaire.
Ces données illustrent les tensions qui persistent sur les finances publiques dans la région, dans un contexte marqué par des besoins d’investissement élevés, des dépenses sécuritaires accrues et des efforts de relance économique. Elles soulignent également les défis auxquels sont confrontés les États membres pour converger vers les critères budgétaires de l’Union.
