Selon des informations exclusives recueillies par Panaf Media, plusieurs chefs d’État africains ont récemment encouragé l’ancien président sénégalais Macky Sall à déposer sa candidature au poste de Secrétaire général des Nations Unies, et ce, même en l’absence d’un soutien formel du Sénégal.
Une démarche lourde de sens dans un contexte où la position officielle de Dakar demeure, à ce jour, inconnue.
D’après nos sources, ces dirigeants africains estiment que le profil international de Macky Sall, son expérience à la tête du Sénégal et son rôle sur la scène continentale justifient pleinement une candidature africaine crédible à la succession d’António Guterres.
Mais surtout, un message clair lui aurait été transmis : l’absence de position publique du Sénégal ne doit pas constituer un obstacle.
Certains vont plus loin, proposant explicitement de passer outre la posture actuelle de Dakar, jugée floue voire attentiste, afin de ne pas freiner une dynamique continentale en construction.
Autrement dit, pour ces capitales africaines, la priorité est désormais stratégique : porter une candidature africaine forte, quitte à ne pas attendre un alignement politique interne au Sénégal.
Cette évolution intervient alors que, dans une précédente exclusivité, Panaf Media révélait que Macky Sall avait lui-même saisi le président Bassirou Diomaye Faye afin d’obtenir le soutien officiel du Sénégal à sa candidature.
Depuis cette démarche, aucune position publique claire n’a été exprimée par les autorités sénégalaises.
Un silence qui nourrit les interrogations :
• hésitation diplomatique ?
• arbitrage encore en cours ?
• ou volonté de ne pas s’exposer prématurément sur un dossier sensible ?
Face à cette incertitude, plusieurs dirigeants du continent semblent désormais privilégier une logique d’initiative plutôt que d’attente.
Leur message est sans ambiguïté, la candidature de Macky Sall peut devenir celle de l’Afrique, indépendamment des temporalités politiques nationales.
Une manière de rappeler que la bataille pour le leadership international ne se joue pas uniquement à l’échelle des États, mais aussi dans les dynamiques régionales et les rapports de force globaux.
Désormais, la décision revient à l’ancien chef de l’État sénégalais.
Se lancera-t-il avec l’appui direct de plusieurs pairs africains, au risque de devancer une position officielle de son propre pays ?
Ou choisira-t-il d’attendre un signal clair de Dakar ?
Une chose est sûre, le temps diplomatique s’accélère,et la fenêtre d’opportunité pour une candidature africaine crédible à l’ONU pourrait ne pas rester ouverte indéfiniment.
Pour l’heure, la balle est dans le camp de Macky Sall.
