La diplomatie russe dénonce vigoureusement les accusations formulées contre Moscou par cinq pays européens qui attribuent la mort d’Alexey Navalny à une toxine de grenouille. L’opposant avait été retrouvé mort dans une colonie pénitentiaire de l’Arctique en février 2024 après s’être fait refuser l’accès à des soins à plusieurs reprises.
Une mascarade politique organisée en marge de la conférence de Munich sur la sécurité dans le but de raviver un sentiment antirusse déclinant au sein des sociétés occidentales. C’est en ces termes que l’ambassade de Russie à Londres a commenté les accusations diffusées par cinq pays européens, dont le Royaume-Uni et la France, rapporte notre correspondant à Moscou, Jean-Didier Revoin.
À l’instar de l’affaire Skripal, cet ancien espion russe empoisonné dans la capitale britannique, la diplomatie russe estime que de telles conclusions d’experts occidentaux sont totalement dénuées de crédibilité dans la mesure où il s’agit, à ses yeux, d’accusations générales couplées à une absence totale de preuves et à une multitude de questions que les accusateurs préfèrent ignorer.
Une façon d’inverser les rôles et de s’exonérer de toute responsabilité dans la mort d’Alexeï Navalny et ainsi, mieux qualifier la méthode choisie par les politiciens occidentaux de « nécropropagande ». L’occasion encore de dénoncer un outrage aux morts plutôt qu’une quête de justice sans pour autant avancer d’explications concrètes sur les causes de la mort d’Alexeï Navalny.
« Aucune raison » de ne pas croire les conclusions de pays européens, dit Rubio
Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a déclaré dimanche 15 février n’avoir « aucune raison » de remettre en cause la conclusion de cinq pays européens selon lesquels l’opposant russe Alexeï Navalny a été empoisonné dans sa prison russe.
« C’est une affaire très sérieuse », a dit Marco Rubio dimanche, ajoutant que si ce rapport n’était pas « l’entreprise » des États-Unis, « cela ne veut pas dire que nous sommes en désaccord avec le résultat ».
« Nous n’avons aucune raison de le remettre en question, et nous ne contestons pas cela ni n’entrons en conflit avec ces pays à ce sujet », a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse avec le Premier ministre slovaque Robert Fico à Bratislava où il est en visite pour quelques heures.
Par: RFI
