Pour la première fois, un chantier d’infrastructure a été visé par une incursion armée dans la région de Tahoua, marquant une évolution inquiétante de l’insécurité dans cette zone longtemps restée à l’écart des violences jihadistes.
Ce samedi 21 février 2026, des hommes armés non identifiés ont attaqué le chantier de construction de la route Kao–Tchintabaraden, exploité par l’entreprise tunisienne MBC, au niveau du site d’Oudouk, situé à environ 25 kilomètres de Tchintabaraden.
L’assaut, survenu aux alentours de 15h30, a entraîné d’importants dégâts matériels. Plusieurs engins de chantier ont été incendiés par les assaillants, tandis que les installations de télécommunications ont été sabotées, isolant temporairement la zone.


Cette attaque constitue une première dans ce secteur stratégique entre Kao et Tchintabaraden, jusqu’ici relativement préservé des incursions des groupes armés opérant dans l’ouest nigérien.
Elle soulève désormais des inquiétudes quant à une possible extension du théâtre des opérations jihadistes vers de nouvelles zones, y compris celles dédiées aux projets de développement.
