Un an après la disparition en détention de l’opposant russe Alexeï Navalny, une nouvelle enquête internationale relance les interrogations sur les circonstances de sa mort. Selon des informations rapportées par France 24, cinq pays européens affirment aujourd’hui que le principal adversaire du Kremlin aurait été empoisonné à l’aide d’une toxine rare durant son incarcération.
D’après cette enquête conjointe menée par le Royaume-Uni, la Suède, la France, l’Allemagne et les Pays-Bas, des analyses scientifiques ont permis d’identifier la présence d’épibatidine, une substance extrêmement toxique naturellement présente chez certaines grenouilles venimeuses d’Amérique du Sud. Toujours selon France 24, ce poison, rarement évoqué dans des affaires criminelles, se distingue par sa puissance et sa complexité d’utilisation.
Dans une déclaration commune citée par France 24, les cinq pays affirment être convaincus que l’opposant russe Alexeï Navalny a été victime d’un empoisonnement.
La cheffe de la diplomatie britannique, Yvette Cooper, a estimé que seuls les services de l’État russe disposaient des capacités techniques nécessaires pour employer une telle toxine dans un contexte carcéral.
« Seul le gouvernement russe avait les moyens, le mobile et l’occasion d’utiliser cette toxine létale contre Alexeï Navalny durant son emprisonnement », a-t-elle déclaré, propos rapportés par France 24.
Ces conclusions renforcent les soupçons qui entouraient déjà les circonstances de la mort de Navalny en février 2024, alors qu’il purgeait une peine dans une colonie pénitentiaire. Figure centrale de l’opposition au président Vladimir Poutine, il avait survécu en 2020 à un précédent empoisonnement attribué à un agent neurotoxique de type Novitchok, selon plusieurs enquêtes occidentales, rappelle également France 24.
Si elles étaient confirmées, ces nouvelles accusations pourraient accentuer les tensions diplomatiques entre Moscou et les capitales européennes, dans un contexte déjà marqué par une forte dégradation des relations entre la Russie et l’Occident.
À ce stade, Moscou n’a pas reconnu ces allégations, note France 24.
