L’ancien président sénégalais Macky Sall a franchi une étape décisive dans sa course à la succession du secrétaire général de l’ONU. Soutenue par l’Union africaine et officiellement déposée à New York par le Burundi, sa candidature illustre la volonté de l’Afrique de voir l’un de ses dirigeants accéder à la plus haute fonction des Nations unies.
L’ancien chef de l’État sénégalais Macky Sall a officiellement déposé sa candidature au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies à New York, a appris la presse de sources diplomatiques fiables. Le dossier a été transmis par le Burundi, qui exerce actuellement la présidence tournante de l’Union africaine (UA), conférant ainsi à cette initiative un caractère continental et symbolique fort. C’est donc au nom de l’UA que la candidature de l’ancien président sénégalais a été soumise aux instances onusiennes, dans une démarche visant à renforcer la représentation africaine au sommet des organisations internationales. L’appui de l’Organisation panafricaine intervient après que Macky Sall a annoncé au début du mois de février 2026 son intention de briguer ce poste prestigieux. Dans un courrier adressé au président sénégalais Bassirou Diomaye Faye le 9 février 2026, il avait sollicité le soutien officiel de son pays, soulignant qu’il n’entamerait pas cette démarche sans l’adhésion de ses propres autorités.

Le dépôt de dossier au siège de l’ONU à New York marque le début d’un processus qui pourrait durer plusieurs mois, entre consultations entre États membres, discussions au Conseil de sécurité, puis recommandation formelle à l’Assemblée générale des Nations unies. L’issue de cette procédure dépendra largement des appuis politiques et géopolitiques que saura mobiliser Macky Sall au cours de la campagne mondiale qui s’annonce. La candidature africaine s’inscrit dans un contexte de revendication d’un rééquilibrage géographique du leadership mondial. Plusieurs pays du continent estiment qu’il est temps qu’un ressortissant africain accède à la direction de l’ONU, afin de mieux intégrer les perspectives du Sud au cœur des décisions internationales.

Au Sénégal, cette initiative suscite déjà des débats. Certains acteurs politiques saluent la démarche comme une reconnaissance du rôle de Macky Sall sur la scène internationale, tandis que d’autres estiment que l’ancien président arrive sur la scène mondiale avec un bilan politique qui pourrait diviser les opinions. Interrogé récemment sur le sujet, un ancien ministre sénégalais a estimé que la crédibilité du candidat pourrait être affectée par l’image politique qu’il véhicule, au regard de controverses passées . Sur le plan international, peu d’informations officielles ont encore été émises par d’autres États sur leur soutien éventuel à Macky Sall. Toutefois, l’appui de l’Union africaine en tant qu’institution reflète une volonté concertée du continent de porter une candidature collective, ce qui pourrait jouer en faveur du Sénégalais face aux autres candidats potentiels.
Si sa candidature venait à être retenue à la tête de l’ONU, Macky Sall deviendrait l’une des figures africaines les plus influentes de la gouvernance mondiale, succédant au directeur actuel. Cette avancée représenterait une victoire symbolique pour le continent, longtemps absent de ce poste. La tâche s’avère complexe, mais elle illustre clairement l’affirmation croissante des acteurs africains sur la scène diplomatique mondiale.
