La Cour d’appel de Versailles a rendu, le mardi 3 mars 2026, une décision importante dans le cadre de la demande d’extradition formulée par les autorités sénégalaises à l’encontre du journaliste et homme d’affaires Madiambal Diagne. La juridiction française a émis un avis partiellement favorable à cette requête, ouvrant la voie à une remise limitée vers le Sénégal pour certains faits visés dans la procédure, tout en en écartant d’autres au regard de la loi française et des règles de coopération judiciaire internationale.
La décision fait suite à une demande formelle transmise par le gouvernement sénégalais, dans le cadre d’une enquête ouverte pour des faits présumés « d’association de malfaiteurs, d’escroquerie sur les deniers publics et de blanchiment de capitaux. » M. Diagne avait été interpellé en France après la délivrance d’un mandat d’arrêt international par les autorités judiciaires de Dakar, avant d’être placé sous contrôle judiciaire dans l’attente de l’examen de la demande d’extradition.
Dans son communiqué, la Cour d’appel a rappelé que « certaines parties des faits concernés par la requête sénégalaise étaient partiellement prescrites ou ne remplissaient pas les conditions légales nécessaires à une remise complète. » En conséquence, l’extradition a été autorisée uniquement pour les chefs d’accusation retenus par la juridiction française, en application du principe de spécialité qui régit la coopération judiciaire entre États.
Ce mécanisme de coopération judiciaire internationale implique que Madiambal Diagne ne pourra être jugé au Sénégal que pour les infractions spécifiquement validées dans la décision française, à moins qu’un nouvel accord ne soit trouvé entre les deux pays pour les autres faits initialement évoqués.
Figure emblématique du paysage médiatique sénégalais, Madiambal Diagne est fondateur du quotidien Le Quotidien et président du groupe Avenir Communication.
