Malgré l’union de la droite et du centre et la présence de la candidate de La France insoumise, Sophia Chikirou, Emmanuel Grégoire s’impose largement dans la capitale, assurant à la gauche un triomphe historique.
Dimanche 22 mars, Paris a célébré un résultat historique pour la gauche. Emmanuel Grégoire, candidat de l’union de la gauche (hors La France insoumise), a remporté l’Hôtel de ville avec 50,52 % des voix, devançant nettement Rachida Dati (Les Républicains) et Sophia Chikirou (LFI). Ce score marque la plus belle victoire de la gauche parisienne depuis l’élection de Bertrand Delanoë en 2001.
Dans le 19e arrondissement, sur les marches de La Rotonde Stalingrad, l’ancien maire Bertrand Delanoë, émue et les yeux rougis, observait la foule de partisans célébrant la victoire de son ancien chef de cabinet. Devant les écrans géants, les militants exultaient, dansant et chantant pour saluer le triomphe du socialiste face à une droite unie et à la concurrence interne à gauche.
Au-delà du simple score, cette victoire symbolise le retour de la gauche au pouvoir dans la capitale et souligne la capacité d’Emmanuel Grégoire à fédérer autour de son projet malgré les divisions. Les célébrations ont duré tard dans la soirée, tandis que les colistiers et sympathisants fêtaient ce succès historique.
Avec cette victoire, Emmanuel Grégoire prend les rênes de la mairie de Paris et inscrit son nom dans l’histoire politique de la ville, renforçant la dynamique de la gauche dans un contexte national où les équilibres politiques restent fragiles.
