L’ancienne présidente du Chili, Michelle Bachelet, maintient sa candidature sur la scène internationale malgré le retrait du soutien officiel de son pays. Dans un document signé, elle réaffirme son engagement en faveur du multilatéralisme et annonce la poursuite de sa campagne avec l’appui du Brésil et du Mexique.
« Historiquement, le Chili a cherché à renforcer le multilatéralisme », rappelle-t-elle, soulignant que l’engagement du pays en faveur de la coopération internationale, de la paix et des droits humains lui a conféré « prestige et reconnaissance sur la scène mondiale ». Cette tradition diplomatique, insiste-t-elle, repose sur « une conviction inébranlable en faveur du bien-être global et de la dignité des personnes ».
Michelle Bachelet revient également sur le soutien initial de Santiago à sa candidature, exprimé publiquement en septembre puis formalisé en février. Si elle prend acte du revirement des autorités, elle adopte une posture institutionnelle. « Je comprends que les orientations de la politique étrangère peuvent évoluer avec les nouvelles administrations », indique-t-elle, tout en précisant considérer cette décision comme relevant « des prérogatives » du pouvoir en place, « même si ma vision de l’État est différente ».
Au-delà de cette rupture, l’ancienne cheffe d’État inscrit sa démarche dans une ambition plus large : celle de renforcer le système multilatéral. Elle plaide pour une Organisation des Nations unies « plus efficace, plus efficiente et plus pertinente » face à un contexte international marqué par « des conflits, des inégalités et de profondes incertitudes ». « Réformer et renforcer le système multilatéral n’est pas un slogan : c’est une nécessité urgente », insiste-t-elle.
Dans cette perspective, Michelle Bachelet confirme la poursuite de sa campagne avec le soutien actif du Brésil et du Mexique, mettant en avant « le caractère collectif de cette initiative ». Elle souligne que « une candidature de ce niveau n’est jamais simple », mais affirme sa détermination à poursuivre « avec responsabilité et conviction ».
L’ancienne présidente chilienne conclut en réaffirmant sa vision d’une coopération internationale renforcée. « Les défis du XXIᵉ siècle exigent une coopération généreuse qui dépasse les légitimes différences politiques internes », déclare-t-elle, inscrivant sa démarche dans une logique de continuité personnelle et politique.
Ce positionnement intervient dans un contexte de recomposition diplomatique en Amérique latine, où les équilibres politiques influencent désormais plus directement les orientations internationales. En maintenant sa candidature, Michelle Bachelet cherche ainsi à préserver une dynamique régionale autour du multilatéralisme, malgré le désengagement de son propre pays.
