Le Premier ministre Ousmane Sonko a profité du Conseil des ministres du 15 avril 2026 pour détailler une nouvelle séquence de réformes axée sur la souveraineté économique, la discipline budgétaire et la valorisation des investissements publics.
Première cible : l’Imprimerie nationale. Le chef du gouvernement estime qu’une structure « moderne et performante » est devenue indispensable pour sécuriser les documents officiels, réduire les coûts d’externalisation et accompagner la transformation numérique de l’État. Il propose un nouveau cadre de gouvernance, un modèle économique rénové, un partenariat stratégique et un plan robuste de digitalisation.
Sur le plan macroéconomique, Ousmane Sonko a alerté sur les effets de la crise au Moyen-Orient et des tensions autour de l’Iran. Selon lui, cette situation pèse déjà sur les prix de l’énergie, les chaînes d’approvisionnement et les finances publiques. Il a demandé à chaque ministre de soumettre sous quinze jours des mesures concrètes d’économies et de redéploiement budgétaire.
Le message est clair : dans un contexte international instable, l’État veut renforcer la maîtrise de la dépense publique.
Autre chantier majeur : les infrastructures achevées mais non exploitées. Sonko a annoncé un Conseil interministériel entre fin avril et mi-mai pour traiter le cas de ces actifs « dormants », résultat d’investissements massifs réalisés ces douze dernières années.
Le gouvernement envisage plusieurs solutions : concessions, cession de droits d’usage, baux emphytéotiques ou partenariats public-privé. Objectif : remettre rapidement en service ces équipements et mobiliser de nouvelles ressources d’investissement.
Chaque ministère devra transmettre un inventaire exhaustif des infrastructures concernées. Le Conseil fixera ensuite un calendrier de mise en service dans les six mois.
À travers cette feuille de route, Ousmane Sonko cherche à conjuguer rigueur financière, efficacité de l’investissement public et relance de la productivité nationale.
