L’État du Sénégal a levé 92,5 milliards de FCFA sur le marché financier régional de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA) à l’issue d’une opération réalisée le 5 juin 2026. Ce montant dépasse l’objectif initial fixé à 90 milliards de FCFA, confirmant l’intérêt des investisseurs pour les titres publics sénégalais malgré un contexte de financement marqué par des besoins croissants des États de la région.
Selon les résultats de l’opération, les investisseurs ont soumis des offres globales de 96,5 milliards de FCFA. Le Trésor public a finalement retenu 92,5 milliards de FCFA, soit un taux de couverture supérieur au montant recherché. Seuls 4 milliards de FCFA d’offres n’ont pas été retenus.
Au total, quatorze investisseurs ont participé à cette levée de fonds, avec une présence notable d’acteurs basés au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso et au Bénin.
Sur la maturité de 364 jours, le Burkina Faso s’est distingué avec une souscription de plus de 7,4 milliards de FCFA, retenue intégralement. La Côte d’Ivoire a proposé 5,3 milliards de FCFA, également acceptés dans leur totalité. Les investisseurs sénégalais ont, pour leur part, souscrit 11 milliards de FCFA, tandis que le Bénin a apporté 92 millions de FCFA et le Togo 14 millions de FCFA. Toutes ces offres ont été retenues.
Concernant les titres à moyen et long termes, d’une durée de trois, cinq et sept ans, le Sénégal a représenté la plus importante contribution avec près de 57,8 milliards de FCFA souscrits et entièrement retenus. Le Burkina Faso a proposé environ 7,5 milliards de FCFA, également acceptés dans leur totalité.
Le Bénin a soumis plus de 1,7 milliard de FCFA, retenus intégralement, tandis que la Côte d’Ivoire a proposé un peu plus de 3,1 milliards de FCFA. Une partie de cette dernière offre n’a toutefois pas été retenue sur la maturité de cinq ans. Le Mali a participé à hauteur de 9 millions de FCFA, montant accepté dans son intégralité.
À l’inverse, plusieurs pays de l’Union, notamment la Guinée-Bissau, le Niger et le Togo sur certaines maturités, n’ont enregistré aucune participation.
Cette opération permet au Sénégal de renforcer ses ressources de financement sur le marché régional et illustre la confiance des investisseurs dans la signature souveraine du pays. Elle intervient dans un contexte où les États de l’UEMOA recourent de plus en plus au marché financier régional pour financer leurs budgets et soutenir leurs programmes d’investissement.
