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La concertation nationale consacrée à l’Acte IV de la décentralisation s’est achevée, jeudi à Diamniadio, sur un consensus entre l’État et les élus territoriaux. Présidée par le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, la rencontre a réuni les maires et les présidents des conseils départementaux autour de la réforme qui prévoit une nouvelle organisation du territoire national en huit pôles-territoires.
À l’issue des travaux, le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires, Moussa Bala Fofana, a indiqué que les échanges avaient permis de dégager un « consensus » sur les principaux axes de la réforme.
Selon lui, les discussions ont permis d’identifier quatre priorités : la modernisation de la gouvernance locale et de l’architecture territoriale, l’amélioration du financement des collectivités territoriales et de la fiscalité locale, le renforcement de l’ingénierie territoriale ainsi que la mise en place d’une gouvernance renouvelée accompagnée d’un financement mieux structuré.
Le ministre a également présenté huit innovations majeures destinées à transformer l’administration territoriale. Parmi elles figurent l’institutionnalisation d’un indice composite de viabilité des municipalités, le renforcement des mécanismes de gouvernance de proximité, l’évolution du département vers un instrument de gouvernance économique et l’institutionnalisation du statut de l’élu local.
La réforme prévoit également un élargissement des compétences des collectivités territoriales. Les communes se verront notamment confier de nouvelles responsabilités dans les domaines de la gestion des déchets, de la réforme foncière, de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche, du tourisme, de l’artisanat, de l’hydraulique et de l’assainissement.
Pour accompagner ces nouvelles missions, un organigramme-type sera élaboré pour les communes. Celui-ci devrait intégrer des directions spécialisées chargées notamment des finances, des services techniques, de la planification urbaine, de la santé, de l’éducation et du développement local.
Selon Moussa Bala Fofana, ces évolutions nécessiteront un renforcement des compétences des collectivités territoriales ainsi qu’une organisation administrative mieux adaptée aux besoins des populations et aux objectifs de développement des futurs pôles-territoires.
