La dégradation de la notation souveraine du Sénégal par S&P, à peine 72 heures après l’annonce d’un programme avec le FMI, vient rappeler que la situation financière du pays reste particulièrement fragile.
Pour Madana Kane, président du Parti Dundu et expert en finance internationale, cette nouvelle décision confirme les inquiétudes qu’il exprimait déjà : la restructuration de la dette intervient tardivement, réduisant considérablement les marges de manœuvre de l’État.
« Cette nouvelle dégradation est une raison supplémentaire pour s’abstenir de célébrer pour le moment et de surveiller étroitement l’évolution des négociations avec les créanciers », estime-t-il.
Au-delà de l’annonce d’un programme avec le FMI, le véritable enjeu demeure désormais la capacité du Sénégal à obtenir une restructuration suffisamment favorable pour restaurer la soutenabilité de sa dette et rétablir progressivement la confiance des marchés.
Pour Madana Kane, l’heure n’est donc pas à l’euphorie, mais à la vigilance et à la rigueur.
