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Le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du service public, Mamadou Lamine Dianté, a appelé mercredi à Saly à renforcer les moyens juridiques et humains de l’administration du travail pour assurer l’application effective du nouveau Code du travail et du Code de la sécurité sociale.
Intervenant lors d’un atelier consacré à l’alignement des projets et programmes de son département sur l’Agenda national de transformation Sénégal 2050, le ministre a indiqué que cette démarche vise à faire évoluer l’action publique d’une logique centrée sur les activités vers une approche axée sur les résultats et les impacts.
Mamadou Lamine Dianté a notamment insisté sur la nécessité d’une lecture globale des nouvelles dispositions du Code du travail, notamment celles relatives aux contrats à durée déterminée (CDD), dont la durée maximale est désormais portée à quatre ans.
« Quand on veut faire une lecture cloisonnée des dispositions, on ne va pas s’en sortir. Il faut faire une lecture combinée », a-t-il déclaré.
Le ministre a rappelé que l’ancien dispositif prévoyait un CDD de deux ans, renouvelable une fois, tout en soulignant que certains travailleurs restent dans ce régime pendant plusieurs années. « Nous savons qu’il y a beaucoup de travailleurs qui sont sous CDD depuis une dizaine d’années. Maintenant, pourquoi cela n’est pas respecté ? C’est la faiblesse de l’administration du travail », a-t-il relevé.
Pour lui, le renforcement des capacités de contrôle et d’intervention de cette administration doit permettre d’assurer une meilleure application des nouvelles règles.
Le dialogue social maintenu
Concernant les réactions syndicales aux nouveaux textes, Mamadou Lamine Dianté a réaffirmé la volonté du ministère de privilégier le dialogue social. « Le ministère a toujours comme doctrine de privilégier le dialogue social », a-t-il déclaré, ajoutant que les nouveaux codes « ne mettent pas un terme au dialogue tripartite, bien au contraire, ils renforcent le dialogue tripartite ».
Sur les revendications des enseignants, le ministre a rappelé que le dépôt d’un préavis de grève constitue un droit reconnu aux syndicats. Il a toutefois assuré que le gouvernement poursuivrait les discussions sans attendre une éventuelle procédure de grève.
« Nous n’attendons pas le dépôt du préavis de grève pour discuter avec les syndicats d’enseignants », a-t-il insisté. Le gouvernement entend ainsi poursuivre les négociations afin d’apporter des réponses aux préoccupations des travailleurs, « à la limite des possibilités du gouvernement ».
