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Une crue éclair accompagnée d’une gigantesque coulée de boue a frappé mercredi 26 août la région frontalière entre le Népal et le Tibet, faisant au moins 160 morts selon un bilan provisoire rapporté mercredi soir. Des centaines de personnes sont toujours portées disparues.
Le phénomène aurait été provoqué par l’effondrement soudain d’un pan de montagne dans un lac glaciaire. La masse rocheuse aurait entraîné la rupture du lac, générant une importante vague d’eau qui s’est ensuite transformée en une coulée de boue et de débris.
Les eaux de la rivière Bhote Koshi ont alors brutalement augmenté avant de dévaler les gorges de la Bhote Koshi puis de la Trishuli. Sur leur passage, les flots ont emporté des ponts, des routes, des bâtiments et des installations hydrauliques, ainsi que des personnes et des animaux.
Contrairement aux premières hypothèses, le séisme de magnitude 4,4 enregistré dans la zone n’aurait pas provoqué le glissement de terrain. Selon l’Institut d’études géologiques des États-Unis (USGS), cité par la BBC, « l’énergie sismique a en réalité été générée par un glissement de terrain ».
Le drame touche également le Tibet, où les médias d’État chinois font état de nombreuses victimes. La région concernée est particulièrement fréquentée par les touristes et les pèlerins, notamment autour du lac Masarovar et du mont Kailash au Tibet, ainsi que du lac Gosaikund au Népal.
Selon les informations rapportées mercredi soir, 403 touristes étaient portés disparus, dont 341 étrangers issus d’une trentaine de pays. La région accueille notamment de nombreux pèlerins indiens et des randonneurs venus effectuer des treks.
La présence de ressortissants étrangers complique davantage les opérations de recherche. Le ministère français des Affaires étrangères avait indiqué que 80 ressortissants français avaient officiellement déclaré leur présence au Népal, sans que la situation de tous soit alors connue. Des Américains et des Britanniques figureraient également parmi les personnes touchées.
La Croix-Rouge a décrit une situation particulièrement grave, affirmant que « des villages entiers » avaient été « rayés de la carte ». Les recherches se poursuivaient alors que les autorités tentaient encore d’évaluer l’ampleur des dégâts et d’établir un bilan définitif.
