La Digital Farming School (DFS) ouvre les candidatures pour sa première promotion, dont la rentrée est prévue en novembre 2026 à Yamoussoukro, en Côte d’Ivoire. Développée par l’Université Mohammed VI Polytechnique, basée au Maroc, et l’Institut National Polytechnique Félix HOUPHOUËT-BOIGNY (INP-HB), avec le soutien d’OCP Africa, l’école propose une formation de deux ans entièrement prise en charge, destinée à former des techniciens spécialisés dans l’Agritech et la transformation numérique de l’agriculture africaine. La première promotion comptera 50 étudiants.
Le cursus doit déboucher sur un certificat de développeur spécialisé en Agritech. Il cible les jeunes âgés de 18 à 35 ans, titulaires au minimum d’un Bac+2 et intéressés par les métiers de l’agriculture numérique et de l’innovation technologique. Le processus de sélection prévoit plusieurs étapes, notamment des tests en ligne et en présentiel, avant un test au sein de la DFS, baptisé « Self Assessment Skills » (SAS), organisé sur une période intensive de trois semaines.
La formation privilégiera la pratique et l’apprentissage en situation réelle. Les étudiants seront appelés à maîtriser les technologies numériques appliquées à l’agriculture, mais également à les adapter et à les déployer en fonction des besoins des producteurs, des entreprises agricoles et des territoires.
Cette orientation répond aux mutations auxquelles fait face le secteur agricole africain, entre croissance démographique, changement climatique et nécessité de renforcer la souveraineté alimentaire. L’intelligence artificielle, l’agriculture de précision, les données satellitaires, l’Internet des objets, la robotique, l’automatisation et l’analyse de données transforment progressivement les systèmes agricoles et font apparaître de nouveaux besoins en compétences.
La DFS entend précisément se positionner à cette interface entre agriculture et technologie. Son modèle pédagogique repose notamment sur le « Learning by Doing », le « Learning by Farming » et le « Peer Learning ». Les étudiants évolueront dans un environnement combinant enseignements, laboratoires technologiques, plateformes numériques, ferme expérimentale, fablab, incubateur et accompagnement entrepreneurial. Ils devront concevoir, tester et améliorer des solutions destinées à répondre à des problématiques agricoles concrètes, en collaboration avec des producteurs, des chercheurs, des entreprises et des acteurs de l’écosystème Agritech.
« Notre ambition est de rapprocher au maximum la formation des réalités du terrain. À la Digital Farming School, les étudiants apprendront à expérimenter, adapter et déployer les nouvelles technologies face à des problématiques agricoles réelles. C’est tout le sens du Learning by Farming : faire de l’exploitation agricole elle-même un espace d’apprentissage, d’innovation et de création de solutions », explique Dr. KOKO Louis, Directeur Général de la DFS.
Au-delà de la formation, l’école ambitionne de constituer progressivement un écosystème d’innovation réunissant formation, recherche appliquée, expérimentation, entrepreneuriat et partenariats avec le monde économique. À terme, elle souhaite rapprocher universités, centres de recherche, entreprises, startups et institutions autour des enjeux liés à la transformation des agricultures africaines.
Les candidatures pour intégrer cette première promotion sont ouvertes depuis le 7 septembre 2026. Les conditions d’admission, le calendrier de sélection et les modalités de candidature sont disponibles sur le site officiel de la Digital Farming School.
