La disparition tragique de l’étudiant Abdoulaye Ba à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar a provoqué une vive émotion nationale dans le pays. Entre autopsie controversée, silence des autorités, suspension des amicales étudiantes et réactions politiques, l’affaire prend une dimension sensible et soulève de nombreuses interrogations sur les responsabilités et la gestion de la crise universitaire.
La mort d’Abdoulaye Ba, étudiant en deuxième année de chirurgie dentaire à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, continue de susciter indignation et interrogations à travers le pays. Le drame s’est produit le 9 février 2026, dans un contexte de tensions sur le campus liées aux revendications étudiantes, notamment autour des bourses et conditions sociales. Selon plusieurs témoignages d’étudiants et d’organisations universitaires, le jeune homme aurait succombé à des blessures subies lors d’une intervention des forces de sécurité sur le campus social. Certains responsables étudiants affirment qu’il ne participait pas aux manifestations au moment des faits.
Une autopsie au cœur de la polémique
Quelques jours après le drame, un document présenté comme le rapport d’autopsie a circulé sur les réseaux sociaux, alimentant les débats. Toutefois, aucune communication officielle détaillée n’a été faite par les autorités sur ce document, ce qui renforce les soupçons et la méfiance d’une partie de l’opinion publique. La famille du défunt affirme d’ailleurs ne pas avoir été pleinement informée des circonstances exactes de sa mort, appelant à toute la lumière sur cette affaire.
Silence officiel et colère estudiantine
Face à la polémique, le gouvernement a qualifié le décès de « tragédie » et assuré qu’une enquête était en cours, sans livrer de conclusions précises. Mais cette réaction n’a pas suffi à apaiser la colère des étudiants. Plusieurs représentants ont accusé les autorités de vouloir « cacher les choses », dénonçant un manque de transparence dans la gestion du dossier.
Suspension des amicales étudiantes
Dans ce climat tendu, le Conseil académique de l’UCAD a décidé de suspendre provisoirement les amicales d’étudiants. Une mesure vivement critiquée par le Collectif des Amicales, qui y voit une tentative de museler la voix des étudiants en pleine crise.
Réactions politiques et tensions
L’affaire a rapidement pris une tournure politique. Plusieurs acteurs publics ont appelé à établir les responsabilités et à rendre justice. Certains responsables ont reconnu la gravité du drame, évoquant une responsabilité de l’État dans la protection des citoyens et la nécessité de faire toute la lumière sur les faits. Parallèlement, l’opposition, notamment l’APR et certains collectifs citoyens, a dénoncé la gestion de la crise et exigé vérité et justice, contribuant à amplifier le débat public autour de cette affaire.
Une affaire loin d’être close
Au-delà de l’émotion nationale, la mort d’Abdoulaye Ba soulève des questions profondes sur la gestion des crises universitaires, l’usage de la force et la confiance entre les autorités et la jeunesse. Alors que l’enquête se poursuit, l’opinion publique reste suspendue à une vérité que beaucoup réclament avec insistance : justice pour Abdoulaye Ba
