Au moins 30 civils ont été tués dans l’ouest du Niger depuis le 18 janvier par des combattants de l’État islamique au Sahel (EIS), selon un rapport de Human Rights Watch.
D’après l’organisation, ces attaques seraient des représailles contre des communautés locales ayant refusé de s’acquitter de la zakat, un impôt religieux que le groupe armé impose aux populations vivant dans les zones sous son influence.
Des représailles ciblées
Les violences auraient visé des villages accusés de ne pas avoir versé cette contribution exigée par les jihadistes. Présentée comme une obligation religieuse, la zakat est utilisée par l’EIS comme un moyen de pression sur les habitants.
Refuser de payer expose désormais les civils à des sanctions directes, parfois mortelles.
Une stratégie de contrôle
Dans plusieurs zones rurales de l’ouest nigérien, les groupes armés cherchent à asseoir leur autorité en imposant des règles économiques et sociales.
La taxation devient ainsi un outil de domination. Elle permet au groupe de financer ses activités tout en testant le degré de soumission des populations locales.
Selon Human Rights Watch, ces meurtres s’inscrivent dans une dynamique plus large où les civils deviennent les premières victimes des tentatives de contrôle territorial des groupes jihadistes.
Des populations sous pression
Coincées entre la menace des groupes armés et la faible présence de l’État dans certaines zones, les communautés locales se retrouvent dans une situation de grande vulnérabilité.
Le paiement de la zakat imposée devient souvent une question de survie.
Un défi sécuritaire persistant
Ces attaques illustrent la persistance de l’insécurité dans l’ouest du Niger, région frontalière où opèrent plusieurs groupes armés.
Au-delà du bilan humain, elles témoignent d’un climat de peur durable, où la violence est utilisée pour imposer une autorité parallèle.
