L’équipe de communication de l’ancien Premier ministre Choguel Kokalla Maïga a publié, le 14 février 2026 à Bamako, un communiqué à l’occasion de ses 180 jours de détention, précédés de huit jours de garde à vue.
Sans se présenter comme un plaidoyer judiciaire, le texte se veut avant tout un hommage à « la résilience » et à « la constance morale » de l’ancien chef du gouvernement du Mali, incarcéré depuis six mois sans avoir, selon ses proches, été présenté devant un juge.
Le communiqué souligne que cette période de privation de liberté n’aurait ni entamé sa dignité ni affaibli la portée symbolique de son engagement politique. Ses soutiens estiment qu’au-delà de sa personne, Choguel Kokalla Maïga incarne une vision du Mali fondée sur la souveraineté nationale, la cohésion sociale et la primauté de l’État.
Dans un contexte politique et sécuritaire toujours tendu, ses proches mettent en avant son attitude de retenue et sa fidélité à la Nation, aux institutions républicaines ainsi qu’aux Forces armées maliennes, qu’il désigne régulièrement comme « les Monè bô denw ».
Le communiqué insiste sur la dimension politique et morale de cette détention, présentée comme une épreuve révélatrice de son attachement à l’unité nationale. Il appelle les Maliens à ne pas céder au découragement ni aux divisions, et à poursuivre le soutien aux Forces de défense et de sécurité.
Tout en réaffirmant sa confiance dans la justice malienne, Choguel Kokalla Maïga maintiendrait, selon le texte, sa ligne de conduite résumée par la formule :
« Le Mali d’abord. Le Mali toujours. »
Publié à la veille du Carême chrétien et du Ramadan musulman, le communiqué se veut également un message d’apaisement et de persévérance dans un contexte national marqué par des défis sécuritaires, économiques et institutionnels persistants.
À ce stade, aucune réaction officielle des autorités n’a été rendue publique concernant cette prise de position.
