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Le Sénégal confirme la montée en puissance de sa production d’hydrocarbures. Au cours du mois de février 2026, trois cargaisons de pétrole brut ont été expédiées sur le marché international pour un volume total de 2,9 millions de barils. Cette production provient du champ offshore de Sangomar, dont le plateau de production se maintient, attestant « des bonnes performances du réservoir et des installations ». Depuis le démarrage de l’exploitation, le 11 juin 2024, le gisement totalise déjà 59 millions de barils produits.
Sur le segment gazier, le projet Grand Tortue Ahmeyim, développé avec la Mauritanie, poursuit également sa dynamique. Trois cargaisons de gaz naturel liquéfié (GNL) ont été exportées en février, représentant un volume total de 0,5 million de mètres cubes. Le niveau de production « demeure élevé et stabilisé », traduisant l’intensification progressive des opérations.
Ces performances interviennent dans un contexte où l’État accélère son agenda énergétique. Le 5 mars 2026, une réunion consacrée à la restitution de la stratégie d’achèvement de l’accès universel à l’électricité à l’horizon 2029 s’est tenue à Dakar. Selon le gouvernement, cette feuille de route traduit « la volonté collective de bâtir une économie plus inclusive, plus résiliente et tournée vers un développement durable ».
Prenant part aux travaux, le ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, Abdourahmane Sarr, a souligné que garantir l’accès universel à l’électricité permet à la fois « d’assurer l’équité territoriale et l’inclusion sociale » tout en faisant de l’énergie « un levier de transformation économique », notamment dans les pôles agricoles et les territoires à fort potentiel productif.
Les indicateurs témoignent d’une progression significative. Le taux d’accès à l’électricité est passé de 62 % en 2015 à 86 % en 2024. En milieu rural, l’évolution est encore plus marquée : le taux d’électrification est passé de 24,2 % en 2013 à 69,8 % en 2024. Malgré ces avancées, les autorités reconnaissent que l’accès reste à améliorer et que le coût de l’électricité demeure élevé, alors que les subventions publiques deviennent de plus en plus difficiles à soutenir.
