Dans un globe balafré par des tensions géopolitiques croissantes et des conflits qui se multiplient, la question du rôle et de l’efficacité des institutions internationales, en particulier des Nations unies, demeure centrale. C’est dans ces entrefaites que l’émergence de profils capables d’incarner une diplomatie conciliatrice est salvatrice afin d’empêcher au monde de s’embraser et de retourner à l’âge de la pierre taillée. Aujourd’hui, notre compatriote Macky Sall est dans ce lot sélectif de leader aptes à raviver l’espoir d’un nouvel ordre mondial plus juste, où il y a plus de respect et de tolérance de l’autre. L’ex-président de la République, à plusieurs reprises, à l’exercice du pouvoir, a su montrer une intelligence émotionnelle sans commune mesure quand il a été challengé.
Son parcours politique, au sein des institutions sénégalaises avant et après son accession à la présidence, s’est notamment caractérisé par des épisodes qui ont contribué à façonner son image de dirigeant attaché aux équilibres institutionnels.
En 2008, alors qu’il occupait la présidence de l’Assemblée nationale, il choisit de quitter cette fonction à la suite de divergences politiques avec l’ancien président de la République, Me Abdoulaye Wade. Ainsi, a-t-il abandonné ses privilèges pour ne pas « rendre ce pays ingouvernable », comme disait l’autre.
D’ailleurs, ce ne sera pas la seule fois que Macky Sall choisira le Sénégal à la place de sa personne. Lors de son deuxième mandat, quand la cohésion nationale et la survie de la démocratie étaient en jeu, à cause d’attaques endogènes et exogènes, il est resté zen et a même fait voter une loi d’amnistie pour ramener la paix.
En outre, de 2012 à 2024, Macky Sall, dans un environnement régional et international souvent complexe, a imposé la voix du Sénégal, ganté d’un « soft power » imparable.
À l’international, Macky Sall s’est aussi distingué par son leadership, notamment lorsqu’il a assuré la présidence en exercice de l’Union africaine en 2022. Dans ce cadre, il s’est impliqué dans plusieurs initiatives diplomatiques, en particulier, au début du conflit opposant la Russie à l’Ukraine. À cette occasion, il a rencontré les présidents Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky afin d’encourager le dialogue et de plaider pour une solution négociée. À l’époque, il avait également attiré l’attention de la communauté internationale sur les conséquences économiques de cette guerre pour les pays africains, surtout en matière d’approvisionnement alimentaire.
Jusqu’ici, avec une main d’orfèvre, Macky Sall a développé des relations diplomatiques avec de nombreux dirigeants internationaux, parmi lesquels Donald Trump, Xi Jinping, Emmanuel Macron, le roi Charles III du Royaume-Uni ou encore le roi Mohammed VI du Maroc. Cette capacité à entretenir des canaux de communication avec des acteurs issus de contextes politiques et culturels différents est digne d’un véritable artiste de la paix.
Alors qu’il n’est plus à la tête du Sénégal, Macky Sall continue d’être invité à plusieurs fora internationaux et rencontres diplomatiques. La présentation de son ouvrage « L’Afrique au cœur », qui a réuni les plus hautes personnalités du monde, attestent de son leadership incontesté et d’une cosmovision qui donne un rang important au continent africain dans la gouvernance mondiale.
En somme, il va de soi que Macky Sall est tout ce que peut représenter un leadership basé sur une vision claire, bien structurée et une influence pacifique, mais assumée. Par ailleurs, sa capacité à concilier des intérêts divergents, son intelligence stratégique, son aptitude à manier le dialogue et le compromis, ne constituent que la partie visible du personnage, dont les autres qualités humaines sont vantées par ceux qui le rencontrent. En vérité, son œuvre politique et diplomatique dépasse largement ce bref aperçu. Choisir Macky Sall comme secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU), c’est miser sur un dirigeant expérimenté, pragmatique et visionnaire, capable de rapprocher les nations et de transformer les tensions en opportunités de paix durable.
Penda THIAM, journaliste, communicante, militante des Droits des femmes
