La hausse des prix du carburant suscite des réactions au sein de la société civile sénégalaise. Le directeur exécutif de l’ONG 3D, Moundiaye Cissé, dénonce un « fardeau de plus » pour des ménages déjà confrontés à une baisse de leur pouvoir d’achat.
Depuis la nouvelle tarification, le litre de super est vendu à 990 FCFA, tandis que celui du gasoil s’établit à 755 FCFA. Une évolution qui intervient dans un contexte marqué par une pression accrue sur les dépenses des ménages et un pouvoir d’achat fragilisé.
Pour Moundiaye Cissé, l’État doit prendre des mesures sur ses propres dépenses avant de solliciter davantage les citoyens. « L’effort doit d’abord commencer par l’État », estime-t-il, appelant les pouvoirs publics à réduire leur train de vie.
Le responsable de l’ONG 3D réclame notamment la concrétisation de la suppression annoncée de certaines agences publiques. Pour lui, la maîtrise des dépenses de l’État doit précéder les efforts demandés aux ménages dans un contexte économique déjà difficile.
La hausse du carburant intervient ainsi au cœur des préoccupations liées au coût de la vie. Au-delà de son impact direct sur les automobilistes, l’évolution des prix des produits pétroliers peut également peser sur les coûts de transport et, par conséquent, sur les dépenses des ménages.
