La course à la succession d’António Guterres à la tête des Nations unies connaît un nouveau rebondissement. La diplomate équatorienne d’origine libanaise Ivonne Baki a officiellement rejoint la compétition pour le poste de secrétaire générale de l’ONU. Sa candidature est soutenue par les Tonga, État insulaire du Pacifique Sud. Elle devient ainsi la huitième candidate officiellement engagée dans la course.
Cette entrée en lice présente une particularité politique majeure : l’Équateur compte désormais deux candidates pour le même poste. Ivonne Baki rejoint en effet Maria Fernanda Espinosa, ancienne ministre équatorienne des Affaires étrangères et candidate depuis mai 2026. Cette dernière avait été officiellement nommée par Antigua-et-Barbuda.
Cette situation pourrait contribuer à diviser les soutiens susceptibles de se porter sur une candidature équatorienne, mais aussi, plus largement, à rebattre les cartes au sein du groupe des candidatures latino-américaines. Le scrutin pour la succession de Guterres reste particulièrement ouvert, alors que plusieurs candidats issus de la région Amérique latine et Caraïbes sont en lice.
Dans ce contexte, Macky Sall pourrait tirer indirectement profit de cette nouvelle configuration. Le Sénégalais figure parmi les candidats officiellement enregistrés dans le processus de sélection. Sa candidature a été portée par le Burundi et figure sur la liste officielle publiée par les Nations unies.
L’arrivée d’Ivonne Baki pourrait donc réduire la capacité de l’Équateur à concentrer ses appuis autour d’une seule candidate. Si cette division se traduit effectivement par un affaiblissement du poids électoral de l’une ou l’autre candidature équatorienne, elle pourrait ouvrir davantage d’espace aux autres prétendants, dont Macky Sall. Il s’agit toutefois, à ce stade, d’un effet potentiel et non d’un transfert automatique de voix vers le candidat sénégalais.
La compétition reste d’autant plus incertaine que le choix du prochain secrétaire général passera par le Conseil de sécurité avant une nomination par l’Assemblée générale. Des consultations informelles et des « straw polls » doivent permettre d’évaluer progressivement la solidité des différentes candidatures.

