La Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC) voit sa qualité de crédit progresser auprès de Moody’s. L’agence de notation a relevé sa note d’émetteur à long terme de B2 à B1, avec une perspective stable. Cette décision, annoncée à Londres le 14 août 2026, renforce le profil financier de l’institution régionale auprès des investisseurs et de ses partenaires.
Cette amélioration rapproche la BIDC de la catégorie dite « investment grade », qui regroupe les émetteurs présentant un risque de crédit relativement faible. Selon Moody’s, elle repose notamment sur la solidité de la solvabilité de la banque, une capitalisation jugée adéquate et une qualité d’actifs résiliente malgré l’expansion de son portefeuille de financement.
L’agence souligne également les efforts de la BIDC pour diversifier ses sources de financement et l’appui de ses actionnaires, notamment à travers les libérations de capital et de nouveaux partenariats.
Le rapprochement avec la Banque africaine de développement (BAD) constitue également un élément important. En juin 2026, le conseil d’administration de la BAD a approuvé son entrée au capital de la BIDC, faisant d’elle le premier actionnaire institutionnel de la banque communautaire.
Cette opération doit contribuer au renforcement des fonds propres, mais également à la gouvernance et à la crédibilité de l’institution. Elle pourrait ainsi soutenir sa capacité à mobiliser davantage de ressources pour financer les besoins d’investissement de la sous-région.
« Cette révision à la hausse de la notation témoigne clairement des progrès réalisés par la BIDC dans le renforcement de ses bases financières et de ses capacités institutionnelles », a déclaré George Agyekum Donkor, président de la BIDC et de son conseil d’administration.
La revalorisation intervient alors que la banque met en œuvre sa stratégie GRO 2026-2030, axée sur la croissance, la résilience et l’optimisation. Celle-ci prévoit notamment de renforcer les interventions dans les infrastructures, les énergies renouvelables, le financement du secteur privé et les projets liés à la résilience climatique.
Pour la BIDC, l’amélioration de la notation constitue ainsi un levier pour renforcer son accès aux marchés de capitaux et accroître sa capacité de financement du développement en Afrique de l’Ouest.
