La hausse du prix de la viande sur les marchés sénégalais s’explique principalement par la faiblesse de la production nationale et les difficultés d’approvisionnement en provenance du Mali, a déclaré mercredi à Kaolack le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serigne Guèye Diop.
En visite d’évaluation de l’approvisionnement des marchés de Kaolack en prélude au Gamou, prévu le 25 août, le ministre a reconnu que « le Sénégal ne produit pas assez de bovins, ni assez de viande pour la consommation locale ».
Les difficultés de circulation entre le Sénégal et le Mali, liées notamment à l’insécurité et aux attaques contre les convois, ont également perturbé l’acheminement des troupeaux maliens. « Les troupeaux qui venaient régulièrement au Sénégal ne peuvent malheureusement plus venir comme avant », a déploré Serigne Guèye Diop.
Cette baisse de l’offre s’est directement répercutée sur les prix. « Cette situation a entraîné une baisse de l’offre et, par conséquent, une hausse des prix, conformément à la loi de l’offre et de la demande », a-t-il expliqué.
Le ministre a rappelé que le prix de la viande relève de la vente libre et n’est donc pas réglementé par l’État. Pour lui, la réponse durable passe par l’augmentation de la production nationale. « La seule solution, c’est d’augmenter au Sénégal, notre production de viande », a-t-il insisté.
Vers une production nationale suffisante
Serigne Guèye Diop a salué les efforts engagés par les ministères de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage pour renforcer la production animale. L’objectif du gouvernement est de parvenir, dans les prochaines années, à une production nationale capable de couvrir les besoins du marché.
« Nous importons régulièrement des centaines de milliers d’animaux pour satisfaire nos besoins, notamment à l’occasion de la Tabaski. Il faut donc que le Sénégal puisse produire suffisamment de viande pour son marché », a-t-il rappelé.
Le ministre estime toutefois que la situation actuelle reste « passagère ». L’hivernage devrait notamment améliorer la disponibilité et la qualité du pâturage, avec des effets attendus sur la production animale.
