Le Sénégal devrait pouvoir mobiliser 1 243 milliards de FCFA, soit 2,2 milliards de dollars, sur trois ans dans le cadre de l’accord technique de principe conclu avec le Fonds monétaire international (FMI) sur le programme de réformes économiques et financières. Réuni mercredi 2 septembre 2026 sous la présidence de Bassirou Diomaye Diakhar Faye, le Conseil des ministres a fait de la mise en œuvre des prochaines étapes de cet accord l’une des principales priorités de l’action gouvernementale.
Le Premier ministre a présenté au Conseil les suites à donner à l’accord technique avec le FMI ainsi que la feuille de route gouvernementale pour la période de septembre à décembre 2026. Il a notamment demandé au ministre de l’Économie, des Finances et du Plan de soumettre « dans les meilleurs délais » au Parlement le projet de loi de finances rectificative (LFR) 2026, afin d’intégrer les éléments issus de l’accord avec le Fonds.
L’apurement des arriérés intérieurs figure également parmi les urgences. Le Premier ministre a demandé la transmission au président de la République, au cours de la semaine, des résultats de l’audit des arriérés intérieurs. L’objectif affiché est d’engager leur paiement avant la fin de l’année 2026, avec une priorité accordée aux créances des très petites entreprises (TPE), petites et moyennes entreprises (PME) et petites et moyennes industries (PMI).
Le gouvernement entend parallèlement renforcer le contrôle des finances publiques et relancer l’activité économique. Le chef de l’État a demandé une intensification de la reprise économique à travers « un contrôle et un assainissement exceptionnels des finances publiques », accompagnés d’investissements productifs soutenus par des mécanismes de financement et des partenariats adaptés.
La relance des secteurs et industries stratégiques devra également être accélérée, en partenariat avec le secteur privé. Le président de la République a ainsi instruit le Premier ministre de prendre des mesures « audacieuses » pour redynamiser les secteurs concernés. La préparation du prochain Conseil présidentiel de l’investissement (CPI), avec la participation de l’ensemble des organisations du secteur privé, devra notamment contribuer à l’amélioration de l’environnement des affaires.
Sur le front budgétaire, le gouvernement doit finaliser le projet de loi de finances initiale (LFI) 2027. Le Premier ministre a fixé au 30 septembre 2026 au plus tard la date à laquelle le texte devra être finalisé et examiné en Conseil des ministres. Chaque ministre devra également établir une feuille de route pour son département, en identifiant les projets et réformes à engager ou à achever d’ici à la fin de 2026 ainsi que ceux prévus sur la période 2027-2029. Cette programmation devra servir de base aux arbitrages budgétaires de la LFI 2027.
Le gouvernement prévoit enfin de présenter prochainement son programme complet de travail dans le cadre de la Déclaration de politique générale du Premier ministre devant l’Assemblée nationale, convoquée en session extraordinaire.
