La promesse de « rupture » portée par les nouvelles autorités continue de se heurter à certaines pratiques dénoncées de longue date au sein des institutions publiques. Après la controverse liée aux véhicules de fonction des parlementaires, une nouvelle polémique secoue l’Assemblée nationale autour de prêts accordés aux députés à l’occasion de la Tabaski.
Au cœur des critiques, un message interne attribué aux services de la Questure et largement relayé ces dernières heures. Le document invite les députés souhaitant bénéficier d’un « appui Tabaski » à transmettre leur numéro Orange Money ainsi que leurs prénom et nom afin de recevoir les montants sollicités par transfert mobile.
Selon les informations relayées par Le Quotidien , le dispositif prévoit deux niveaux d’emprunt. Les députés n’ayant pas bénéficié d’un appui similaire lors de la Korité pourraient obtenir jusqu’à 500 000 FCFA, tandis que ceux disposant déjà d’un encours seraient limités à 300 000 FCFA.
Cette pratique, assimilée par certains observateurs à une forme de facilité de caisse institutionnalisée, ravive le débat sur les avantages accordés aux élus dans un contexte marqué par la hausse du coût de la vie et les difficultés économiques des ménages à l’approche de la Tabaski.
Pour une partie de l’opinion, ces prêts apparaissent en contradiction avec les discours officiels axés sur la transparence, la sobriété dans la gestion publique et la fin des privilèges jugés excessifs. La polémique intervient également dans un climat où les attentes restent fortes autour de la gouvernance et de la rationalisation des dépenses publiques.
À ce stade, aucune communication officielle de l’Assemblée nationale n’a été faite pour préciser les modalités exactes de ces appuis ni leur cadre budgétaire.
