La Fédération sénégalaise de football (FSF) a franchi une nouvelle étape dans le contentieux qui l’oppose à la Confédération africaine de football (CAF) en saisissant le Tribunal arbitral du sport (TAS). L’instance a enregistré, le 25 mars 2026, l’appel introduit par la FSF contre la CAF et la Fédération royale marocaine de football (FRMF), après la décision attribuant la finale de la CAN Maroc 2025 au Maroc sur le score de 3-0 par forfait.
Pour mener cette bataille juridique, la FSF s’est entourée d’un pool d’avocats internationaux, au sein duquel figure Pierre-Olivier Sur, pénaliste français de renom, ancien Bâtonnier de Paris (2014-2015) et associé au cabinet FTMS Avocats. Habitué des dossiers sensibles, il intervient aux côtés d’autres conseils dans la stratégie de défense mise en place par la fédération sénégalaise.
La FSF demande l’annulation de la décision rendue le 17 mars 2026 par le Jury d’appel de la CAF et sollicite d’être déclarée vainqueur du tournoi. Elle a également introduit une requête visant à suspendre le délai de dépôt de son mémoire d’appel, en attendant la notification complète des motivations de la décision, qui ne lui ont pas encore été communiquées.
Sur le plan procédural, une formation arbitrale sera constituée pour instruire l’affaire. Les parties disposeront ensuite d’un délai de vingt jours pour déposer leurs écritures respectives. Toutefois, la demande de suspension formulée par la FSF pourrait influer sur le calendrier de la procédure.
Le directeur général du TAS, Matthieu Reeb, a indiqué que l’institution était en mesure de traiter ce litige « dans les meilleurs délais », tout en garantissant « le droit à un procès équitable ». Une audience pourrait être organisée, sous réserve de l’évolution du dossier, dont les contours restent à ce stade confidentiels.
