Le Gouvernement du Sénégal a exprimé sa « profonde préoccupation » après les nouvelles sanctions annoncées, le 18 août 2026, par les autorités américaines à l’encontre de responsables de la Cour pénale internationale (CPI), dont le Sénégalais Abdoulaye Seye, membre du Bureau du Procureur de la Cour et candidat présenté par le Sénégal à l’élection au poste de juge à la CPI.
Dans un communiqué publié ce 20 août, le ministère de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur rappelle l’importance de la CPI dans la lutte contre l’impunité et dans le fonctionnement de la justice pénale internationale. Le Sénégal, présenté comme le premier État à avoir ratifié le Statut de Rome et comme un « fervent défenseur » de la Cour, estime que toute mesure susceptible d’entraver l’indépendance, la sécurité ou l’exercice des fonctions de ses magistrats et personnels est de nature à fragiliser son intégrité et son bon fonctionnement.
Le gouvernement sénégalais assure ainsi sa « pleine solidarité » à Abdoulaye Seye ainsi qu’aux autres responsables et personnels de la CPI concernés par ces mesures.
Dakar réaffirme également que l’exercice indépendant de fonctions judiciaires au sein d’une juridiction internationale « ne saurait donner lieu à des pressions ou mesures susceptibles d’affecter l’accomplissement du mandat confié à celle-ci ».
Dans ce contexte, le Sénégal réitère son attachement au multilatéralisme, au respect du droit international et à l’indépendance de la justice internationale. Le gouvernement indique qu’il poursuivra ses concertations avec ses partenaires africains et internationaux afin de préserver « l’intégrité, l’indépendance et le fonctionnement effectif de la Cour pénale internationale ».
Enfin, Dakar appelle à privilégier le dialogue, le respect mutuel et la coopération internationale, « dans l’intérêt de la paix, de la justice et de la préservation de l’ordre juridique international ».
