Le gouvernement sénégalais renforce son dispositif de soutien au riz local avec une série de mesures visant à consolider la souveraineté alimentaire et à stimuler la production nationale. Dans un communiqué daté du 1er avril 2026, le ministère de l’Industrie et du Commerce annonce l’instauration d’une subvention de 50 FCFA par kilogramme de riz local.
Cette mesure, destinée à soutenir les acteurs de la filière et à améliorer la compétitivité de la production nationale, vise également à faciliter l’écoulement des stocks. Elle s’appliquera aux quantités de riz blanc vendues et enlevées à partir du 12 novembre 2026.
Au-delà de cette subvention, l’État met en place un ensemble de réformes structurantes. Parmi elles, l’arrêt des importations de riz non parfumé, à l’exception du riz 100 % brisé, ainsi que l’indexation des importations sur les achats de riz local, afin de créer un mécanisme incitatif en faveur de la production nationale.
Le gouvernement introduit également une priorité accordée au riz sénégalais dans les achats institutionnels, conformément aux orientations fixées par le Premier ministre. À cela s’ajoutent des mesures visant à faciliter les échanges entre producteurs et commerçants, ainsi que le lancement de campagnes de promotion mettant en avant « l’excellence, la traçabilité et les qualités nutritionnelles » du riz local.
À travers ce dispositif, les autorités entendent garantir des débouchés sécurisés aux producteurs et une rémunération équitable, tout en préservant le pouvoir d’achat des consommateurs grâce à une stabilisation des prix.
Le ministère appelle ainsi l’ensemble des acteurs économiques à se mobiliser autour de cette priorité nationale, soulignant que « choisir le riz local, c’est contribuer activement à la construction d’une économie plus résiliente » et à la création d’emplois durables.
