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Le Sénégal prévoit d’implanter à Saint-Louis, à partir de 2027, une industrie manufacturière dédiée à l’assemblage et à la fabrication d’ordinateurs portables et de smartphones. L’annonce a été faite par Roger Thiam, directeur de l’économie numérique et des partenariats au ministère des Télécommunications et du Numérique, en marge de la 10ᵉ édition des Masterclass du département Communication de l’Université Gaston Berger (UGB), tenue les 13 et 14 août.
« Des gros partenaires vont porter le projet de mise en place de cette industrie manufacturière ici à Saint-Louis l’année prochaine », a déclaré Roger Thiam. Le projet vise à faire de la ville du nord du Sénégal un site d’assemblage et de fabrication de produits numériques, avec à la clé des perspectives en matière d’emploi et de formation.
Cette initiative s’inscrit dans le programme « Sénégal Digital Factory », en cohérence avec le New Deal technologique. Pour le ministère, la disponibilité de compétences locales constitue toutefois une condition essentielle à la réussite de cette future unité industrielle.
Roger Thiam mise notamment sur le potentiel de l’UGB pour fournir les compétences nécessaires. « Nous espérons que ces jeunes qui sont massivement formés ici deviendront les experts, les ingénieurs et même les patrons de cette industrie manufacturière », a-t-il déclaré.
Le ministère prévoit également l’installation d’un premier laboratoire Unipod à Saint-Louis d’ici à la fin de 2026. Ces espaces doivent permettre aux étudiants de développer leurs idées et de les transformer en produits grâce à des équipements mis à disposition par l’État et ses partenaires.
Déjà présent à l’Université Ahmadou Makhtar Mbow, le dispositif doit être étendu aux universités de Ziguinchor et de Saint-Louis. Il vise notamment à renforcer l’innovation et à rapprocher la formation universitaire des besoins du secteur productif.
Pour Mamadou Diouma Diallo, chef du département Communication de l’UGB, ces initiatives contribuent à renforcer les liens entre l’université et le monde professionnel. Il estime que les laboratoires et projets industriels annoncés peuvent créer de nouvelles opportunités pour les étudiants et consolider les passerelles entre formation et emploi.
