Aeternum Resources a obtenu une option lui permettant d’acquérir 51 % d’American Renaissance Minerals (ARM), société engagée dans la reprise du projet minier de Nkamouna, au Cameroun. L’opération, annoncée le 7 août à Washington, ne constitue toutefois pas encore une prise de participation effective.
Pour obtenir cette option, Aeternum a remis à Manaslu LLC 50 millions d’actions ordinaires et 2 millions d’actions privilégiées de série B. Si l’option est exercée, Aeternum deviendra l’actionnaire majoritaire d’ARM et apportera des capitaux ainsi que son expertise en ingénierie au développement du projet.
ARM poursuit parallèlement les démarches auprès des autorités camerounaises pour obtenir un nouveau permis minier, notamment auprès du ministère des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique (MINMIDT) et de la Société nationale des mines (SONAMINES). Le redémarrage du projet reste donc conditionné à l’obtention de cette autorisation.
Nkamouna avait été développé pendant près de trois décennies par Geovic Cameroon Plc, sans jamais entrer en production. Le permis détenu par la société avait été retiré en février 2025, après l’échec de Geovic à réunir les financements nécessaires à la mise en exploitation du gisement.
En janvier 2026, ARM avait conclu un accord avec Geovic Ltd. afin d’obtenir sous licence les données techniques historiques du projet, notamment la base de données géologiques, l’étude de faisabilité ainsi que les études environnementales et sociales. Geovic doit également renoncer à ses revendications sur Nkamouna.
Le projet couvre environ 1 650 km² et doit être exploité à ciel ouvert pour le cobalt, le nickel et le manganèse. Les travaux historiques font état de 323 millions de tonnes de minerai, avec des teneurs moyennes de 0,21 % de cobalt, 0,61 % de nickel et 1,26 % de manganèse. Environ 121 millions de tonnes étaient classées dans les catégories mesurées et indiquées.
Aeternum et ARM envisagent la construction d’un concentrateur sur le site afin de produire un concentré exportable de cobalt, de nickel et de manganèse, plutôt que d’exporter le minerai brut. Cette transformation locale vise à conserver davantage de valeur ajoutée au Cameroun et à soutenir la création d’emplois et les fournisseurs locaux.
Pour Aeternum, Nkamouna représente un actif stratégique dans un contexte de hausse attendue de la demande en minerais critiques, notamment sous l’effet de l’électrification, du stockage d’énergie, de l’aéronautique, de la défense et des centres de données. Le projet doit désormais franchir l’étape déterminante de l’obtention d’un nouveau permis minier avant d’envisager son développement.
