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Quinze personnes, dont le chanteur Ouzin Keita, ont été déférées ce lundi par la Division des investigations criminelles pour association de malfaiteurs, actes contre nature, proxénétisme, transmission volontaire du VIH/Sida, escroquerie et chantage à caractère sexuel.
Selon Libération, l’enquête place au centre du réseau un ressortissant gambien identifié comme M. L. S. Ba, alias « Nazir ». L’exploitation de son téléphone a permis de découvrir qu’il administrait deux groupes WhatsApp, « Nekh Nekh » et « No Limit », totalisant près de 500 membres. Présentées comme des plateformes de rencontres tarifées et d’appels vidéo érotiques, elles auraient aussi servi à organiser un système de chantage. Des participants, filmés à leur insu lors de relations intimes, étaient ensuite menacés de diffusion de vidéos compromettantes.
L’enquête a conduit les policiers dans un appartement meublé à Ouest-Foire où plusieurs suspects ont été interpellés. Des produits et accessoires saisis sur place laissent penser à l’organisation régulière de rencontres sexuelles, dont l’une se serait tenue récemment à Ngor.
Entendu par les enquêteurs, Ouzin Keita affirme avoir été invité pour un « ndogou ». L’artiste reconnaît avoir eu par le passé des relations homosexuelles mais soutient que la dernière remonterait à deux ans.
