Ecobank Transnational Incorporated (ETI) a réalisé en 2025 la meilleure performance financière de son histoire, portée par la progression des prêts, la hausse des commissions bancaires et un environnement monétaire plus stable en Afrique subsaharienne. Le groupe panafricain, présent dans 39 pays, affiche un produit net bancaire en hausse de 17% à 2,45 milliards de dollars, tandis que le bénéfice avant impôt progresse de 21% à 801 millions de dollars.
Le résultat net atteint 594 millions de dollars, en hausse de 20%, avec un bénéfice par action de 1,68 cent US, soit une progression de 23%. Le conseil d’administration a proposé un dividende global de 40 millions de dollars, sous réserve de validation lors de la prochaine assemblée générale.
L’un des faits marquants de l’exercice reste l’amélioration du ratio coût/revenu, ramené à 48,3%, contre 52,8% un an plus tôt. Ce niveau record reflète les effets du programme pluriannuel de rationalisation des charges engagé par le groupe.
Sur le plan commercial, les dépôts clientèle augmentent de 4,2 milliards de dollars pour atteindre 25,3 milliards de dollars, tandis que les crédits progressent de 1,7 milliard de dollars à 11,8 milliards de dollars. Le ratio des comptes courants et d’épargne ressort à 87,1%, contribuant à réduire le coût moyen de financement.
Toutefois, la banque reste confrontée à une dégradation partielle de la qualité du portefeuille. Les provisions pour pertes sur prêts bondissent à 464,6 millions de dollars, contre 322,4 millions en 2024. Cette hausse traduit un risque de crédit plus élevé sur certains marchés.
Ecobank annonce également son retrait du Mozambique, invoquant des rendements jugés insuffisants sur un marché concurrentiel. En parallèle, le groupe indique des progrès dans le redressement de ses filiales au Kenya, en Ouganda et en Zambie.
Les fonds propres totaux atteignent 2,86 milliards de dollars, en hausse de 60%, soutenus notamment par des effets de change plus favorables.
Ces résultats traduisent une transformation structurelle du modèle Ecobank. Longtemps perçue comme complexe à piloter en raison de sa présence multisite, la banque semble désormais convertir son empreinte panafricaine en avantage compétitif.
