Face aux tensions géopolitiques persistantes au Moyen-Orient et à la hausse des prix du pétrole sur les marchés internationaux, le Premier ministre Ousmane Sonko a appelé, mercredi en Conseil des ministres, à accélérer la transition énergétique du Sénégal et à renforcer les mesures de résilience économique.
Selon le communiqué du Conseil des ministres relayé par la porte-parole du gouvernement, Marie Rose Faye, le chef du gouvernement a souligné que « les effets pour le Sénégal, pays importateur net d’hydrocarbures, sont directs, cumulatifs et multidimensionnels ». Il a notamment évoqué les risques liés à une détérioration de la balance commerciale, une pression accrue sur les finances publiques et une hausse des coûts de production dans plusieurs secteurs stratégiques.
Pour limiter l’impact d’un éventuel choc pétrolier, Ousmane Sonko a préconisé « le déploiement accéléré d’une politique de sobriété énergétique », l’accélération de la transition vers les énergies renouvelables ainsi que la mise en place d’un « bouclier énergétique ciblé » destiné à protéger les secteurs sensibles et le pouvoir d’achat des ménages.
Le Premier ministre a également insisté sur la nécessité de diversifier les approvisionnements pétroliers du pays et de renforcer la veille géopolitique dans un contexte international marqué par de fortes incertitudes.
Dans le secteur de l’électricité, le gouvernement veut améliorer la performance opérationnelle et financière de la Senelec. Un conseil interministériel consacré à la soutenabilité et aux perspectives du secteur sera organisé. Le ministère de l’Énergie devra transmettre une note de cadrage à la Primature dans un délai de trente jours.
Par ailleurs, la Senelec devra soumettre un plan opérationnel de performance couvrant les volets technique, commercial, financier et organisationnel. La Commission de régulation du secteur de l’énergie participera également à l’évaluation des mécanismes tarifaires et des équilibres économiques du secteur.
