Lors du Conseil des ministres du 29 avril 2026, le Premier ministre a articulé sa communication autour du développement humain, du suivi des projets structurants et de la modernisation de l’action publique.
Au cœur de son intervention, la problématique de la nutrition. Il a rappelé que la sous-nutrition représente un coût annuel estimé à « 856 millions de dollars, soit 3,2 % du revenu national brut ». Malgré les avancées institutionnelles, notamment la mise en place du Conseil national de Développement de la Nutrition et l’opérationnalisation du Plan stratégique multisectoriel 2024-2028, des défis persistent, dont « un retard de croissance de 17 % chez les enfants » et « une obésité abdominale touchant 22 % de la population ».
Face à ces enjeux, le Premier ministre a demandé une révision de la politique nationale de nutrition, la mise en place d’une plateforme digitale de gestion des données d’ici fin 2026 et le renforcement des actions de sensibilisation.
Sur le suivi des projets, il a fait état de l’avancement de plusieurs infrastructures sanitaires, représentant près de 310 milliards de FCFA d’investissements. L’hôpital de Tivaouane est achevé à 95 %, celui de Aristide Le Dantec à 60 %, tandis que les projets pharmaceutiques AFRICAMARIL et MADIBA affichent respectivement 80 % et 48 % d’exécution.
Le Premier ministre a également insisté sur la mise en exploitation du port minéralier de Bargny-Sendou, dont les travaux sont réalisés à 90 %, mais conditionnés par une solution d’alimentation en eau potable, nécessitant un financement de 8 milliards de FCFA.
Dans une logique de modernisation administrative, il a demandé l’accélération de la dématérialisation des services publics, avec un plan attendu d’ici mai 2026, portant notamment sur l’état civil et le permis de conduire.
Enfin, il a appelé à une mise en œuvre rigoureuse du Pacte de stabilité sociale, soulignant l’importance du respect des engagements pris avec les partenaires sociaux.
