Le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a placé les infrastructures et la gouvernance des transports au cœur de sa communication lors du Conseil des ministres du 8 avril 2026. Dans un contexte de tensions récurrentes dans le secteur, le Chef de l’État a insisté sur « l’urgence de renforcer le dialogue social » afin de garantir « le fonctionnement normal et intégral des transports routiers ».
Saluant les avancées dans le développement autoroutier, il a relevé que les travaux de l’axe Mbour-Fatick-Kaolack sont réalisés « à hauteur de 92 % ». Il a ainsi demandé la mise en service rapide des tronçons achevés, notamment « la section Mbour-Thiadiaye », tout en prescrivant « d’accélérer les travaux » sur les segments restants et sur le projet Dakar-Tivaouane-Saint-Louis.
Au-delà des infrastructures, le Président a insisté sur la nécessité d’un cadre de régulation, en donnant instruction de « proposer un cadre intégré de gouvernance et de régulation des autoroutes ». L’objectif est d’optimiser l’exploitation de ces axes, considérés comme des leviers de « désenclavement des zones de production » et d’« amélioration de la mobilité ».
Sur le transport routier, le Chef de l’État a pointé les effets négatifs des « grèves cycliques », qui « freinent les activités économiques ». Il appelle à un « pacte durable » entre l’État et les acteurs du secteur, fondé sur le respect des règles et le dialogue. Il a également rappelé « l’impératif d’assurer un contrôle routier optimal » et d’accélérer « les programmes de renouvellement des véhicules de transport ».
Dans cette dynamique, le Président a plaidé pour un renforcement des transports publics structurants, notamment « Dakar Dem Dik » et le « Bus Rapid Transit (BRT) », ainsi que pour un fonctionnement performant du TER et des réseaux ferroviaires nationaux.
Ces orientations traduisent une volonté de structurer un système de transport multimodal efficace, capable de soutenir la croissance économique et l’aménagement du territoire. Elles s’inscrivent dans une stratégie plus large de modernisation des infrastructures, considérées comme un pilier de la souveraineté économique du Sénégal.
