Le Premier ministre a décliné, lors du Conseil des ministres du 8 avril 2026, une feuille de route axée sur trois leviers structurants : capital humain, formalisation de l’économie et modernisation des transports. Au cœur de cette stratégie, la réforme de l’École nationale d’administration (ENA) vise à former « des ressources humaines, hautement qualifiées, susceptibles de conduire efficacement les politiques publiques arrimées à la Vision 2050 ».
Face aux limites du cadre actuel, le chef du Gouvernement propose « une approche globale, anticipative, inclusive et intégrée », adossée à un comité de pilotage chargé de conduire la réforme. Celle-ci prévoit notamment « la modernisation du matériel d’enseignement », « l’adaptation au système LMD » et « l’ouverture d’un parcours doctoral », avec l’ambition de repositionner l’ENA comme levier de performance publique.
Sur le plan économique, le Premier ministre a insisté sur la nécessité de transformer le secteur informel, qualifié de « fragilité structurelle ». Il estime que « la formalisation du secteur dit “informel” est à la fois une condition de notre compétitivité et un défi ». Une évaluation indépendante de la stratégie actuelle est annoncée, en vue d’aboutir à « une stratégie nationale rénovée » fondée sur des incitations fortes et « une lutte renforcée contre la fraude organisée ».
Dans cette perspective, la formalisation « ne sera plus une contrainte », mais « un levier de compétitivité, de création d’emplois décents et de transformation structurelle ». Le Premier ministre a également demandé l’organisation rapide d’un Conseil interministériel pour définir « une feuille de route opérationnelle » assortie « d’objectifs chiffrés ».
Enfin, la modernisation de la mobilité urbaine constitue un autre pilier. Le projet de restructuration du Réseau de transport en commun (RTC), évalué à « 267 milliards de FCFA », doit permettre de « mieux connecter les usagers aux transports de masse » et de déployer « des bus à faible émission ». Le Premier ministre a donné instruction de lever « sans délai » les contraintes pour accélérer sa mise en œuvre.
À travers ces orientations, la Primature entend impulser une transformation structurelle de l’économie, combinant réforme de l’État, inclusion économique et investissements dans les infrastructures.
